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 Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]

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Enegelis
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MessageSujet: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:01

Citation :
Voici, voila, l'histoire est finie, mais ceci n'est qu'un premier jet, je compte l'étoffer afin de faire plus de pages et accentuer le gore ainsi que le suspens.
Vos impressions et critiques sont les bienvenues car je m'en servirais pour améliorer le récit.

Merci


Dernière édition par Enegelis le Dim 7 Sep - 19:59, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:04

Prologue : Le retour, la promesse

Entièrement habillé de cuir noir, le manteau dans le vent, les cheveux trempés par la pluie, j’avançais dans les sentiers boueux du cimetière, cherchant sa tombe.
Il faisait plus noir que jamais à cause de l’orage, mais je finis par trouver, la pierre tombale était une croix inversée noire.
« Repose en paix parmi les démons auxquels tu croyais tant» Je lisais douloureusement ces mots sur sa tombe. Elle était déjà morte depuis des dizaines d’années.
Je m’agenouillais devant la stèle et y déposais, une rose rouge épineuse semblable à celle qu’elle m’avait offert lors de mon départ.
- Pardonne moi Camille, je n’ai pas pus revenir plus tôt…
Mon cœur se serrait, j’avais l’impression qu’une lame s’y enfonçait lentement, de plus en plus profondément, tranchant les tissus. Quelques larmes vinrent se mélanger à l’eau de pluie qui ruisselait le long de mon visage.
Le tonnerre fit silence et l’averse qui faisait rage depuis déjà six jours cessa subitement, comme si même dieu voulait me laisser lui parler en paix. Le silence régnait, seul le grincement de mes habits de cuir venait perturber le calme.
- Tu te souviens Camille, il y a déjà si longtemps, quand je suis parti à cause des villageois, je t’ai fait une promesse. Celle de tout te dire sur moi à mon retour. J’ignore si tu peux m’entendre, mais je tiendrais promesse, ce soir.
Le ciel était dégagé, la lune était plein et illuminait la tombe. Était-ce un signe qu’elle m’écoutait ?
- Tu sauras à présent pourquoi mes yeux sont de cette couleur… écarlate…
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:05

Chapitre 1 : Mon foyer

Enfant, je n’ai pas connu mes parents biologiques, c’est un vieil homme ancien scientifique en génétique qui m’a recueilli. Je l’appelais « père » mais je savais pertinemment qu’il n’avait aucun lien de parenté avec moi. La cinquantaine, cheveux blancs mis longs, lunettes fines au nez. Un peu rondelet, on le reconnaissait de loin, surtout à son habit de laborantin qu’il ne quittait jamais.
Il m’a apprit les bases de la vie, et si je l’appelais père, c’était avant tout, non pas pour le style, non pas parce qu’on me l’avait demandé, mais parce qu’il avait bien remplacé mon géniteur durant des années.
Il m’écoutait quand j’allais mal, il me faisait rire si je pleurais. Il était formidable, c’était mon héros.
Nous habitions dans une grande demeure à l’orée d’une forêt traversée d’un ruisseau profond. Cette verdure et ces eaux attiraient énormément d’animaux. Je m’amusais à les regarder, les observer.
Nous y vivions avec les domestiques, il fallait bien du monde pour entretenir cette habitation.
Je crois me souvenir qu’il devait sa fortune à ses parents qui lui léguèrent tout à leur mort. Cela tombait bien car à cette époque, il fut viré de son travail pour avoir tenté de cloner un humain.
Il n’était pas le seul à faire mon éducation, les domestiques l’aidaient également. Philippe était un excellent professeur de physique et de mathématiques. Il était mon préféré, on ne cessait de jouer ensemble. Mais qu’est ce qu’il empestait la cigarette ! Il ne pouvait s’empêcher d’en rallumer une aussitôt que la dernière était terminée.
Il appréciait la musique, mais père lui interdisait de m’en faire écouter. Son style musical était soi-disant « trop barbare »; à l’époque, j’ignorais pourquoi il disait cela.
Je l’ennuyais souvent à voler ses lunettes avant qu’il ne m’énonce des formules mathématiques. Il était prêt à s’arracher les cheveux quand je faisais ça, stipulant qu’il avait encore dû les oublier aux « chiottes ».
Son vocabulaire était cru, mais c’était mieux ainsi car sans lui, j’aurais parlé toute ma vie comme au XVIieme siècle.
Il avait cette manie de replacer cette mèche de cheveux noire derrière son oreille, même si il n’était pas coiffé. Je ne te jure pas l’effet. Einstein lui-même paraissait coiffé et saint d’esprit.

Il y avait aussi Maryse, elle était une grande sœur et une mère pour moi. Elle s’occupait de la cuisine, du cours de religion et de morale, mais aussi du cours de Français. Je la voyais souvent et tant mieux. J’étais comme apaisé lorsqu’elle était près de moi.
Elle était toujours coiffée d’une tresse avec des rubans blancs qui allaient très bien avec sa tenue de femme d'intérieur. Ses yeux bleu marine étaient si beaux que je ne me lassais jamais de les regarder.

Il y avait certes d’autres domestiques, mais je ne les fréquentais pas trop. Surtout Al’. Il était odieux avec tout le monde. Allant de l’insulte à la dispute et des disputes aux bagarres.
Si il me parlait, c’était uniquement pour me crier dessus, parler sur le dos des autres ou me donner cours.
J’aurais bien voulut lui faire ravaler ses mots avec son air dédaigneux et ses « beau cheveux d’or ». Ai-je précisé qu’il était très prétentieux ?
Enfin, cela n’est pas très important pour le moment.

C’est donc dans cet environnement que j’ai passé toute mon enfance. Parmi une famille adoptive qui en valait bien une autre.
En réalité, les seules taches sur le tableau blanc étaient Al’ et cette captivité. Je ne pouvais pas aller en dehors de la propriété. Je me disais que c’était normal, que j’avais déjà tout ce qu’il me fallait ici. Et que père avait peur que je me perde.
Je passais le plus clair de mon temps dans les forêts, à jouer dans les arbres ou dans ma chambre au sous sol.

- Alex, c’est l’heure de ton cours de math’ !
Cette voix rauque, grave, ce ne pouvait être que celle de Phil’. Je rangeais vite mes affaires avant de sortir de ma chambre. Il me regardait monter les escaliers, espérant que je tombe pour rire de moi, il était très moqueur.
Il souriait, une cigarette à la bouche comme à son habitude.
- Alors, t’as tout rangé avant de venir cette fois, je ne tiens pas à me faire encore engueuler par le vieux!
- T’inquiète pas Phil’ … Tu ne devrais pas fumer, tu te ruines la santé pour des clous
Il fit un geste de lassitude, recracha une grande quantité de fumée et avança vers la salle de cours, me tournant le dos.
- Hé tu n’es pas ma mère petit, je suis assez grand pour savoir ce que je peux faire ou pas.
Je te passerais les cours car j’en aurais pour bien trop longtemps à te raconter tout.
Bref, mis à part la liberté de voyager, j’avais tout ce qu’un enfant désirait.
Tous les mois, avant d’aller me coucher, le professeur me faisait une prise de sang. Ayant fait des études en médecine, je pensais qu’il analysait mon sang pour voir si je n’avais pas de maladies en allant dans la forêt.
Je ne mangeais que de la viande rouge. Père disait que c’était une maladie rare qui empêche le corps d’absorber les nutriments présents dans les végétaux, les volailles et les poissons. C’est cette maladie qui colorait mes yeux de ce rouge écarlate.
- Tu ne peux pas enlever la maladie de mon sang ?
Je croyais en lui, pour moi c’était l’homme le plus intelligent au monde.
Il ne répondit pas et se contenta de sourire. Je comprenais alors que mon cas était bien plus compliqué qu’une simple maladie.
Il posa sa main sur ma table de chevet et se leva péniblement. Il devenait vieux.
- Père, vous allez bien ?
- Je ne suis plus tout jeune Alexandre, je dois faire plus d’efforts pour un même mouvement qu’à mes vingt ans.
Je m’assis sur le lit, juste devant lui.
- La vieillesse est si terrible que cela père ?
Il avançait lentement vers la porte, soutenus d’une canne d’acier gravée d’un dragon.
- Oui, c’est un obstacle à surmonter qui est très rude, mais tu en es encore loin mon petit Alexandre, bien loin !
Il éteignit la lumière et referma la porte derrière lui. Je réfléchis à ses mots, à la vieillesse. Je ne voulais pas vieillir. Je repris place dans mes couettes puis m’endormis rapidement.

Père recevait des invités le soir pour discuter de son ancien travail et je n’avais pas le droit de les accompagner. J’allais donc me coucher dans les alentours de huit heure du soir.

- Tu sais ce qui est vraiment bien ici ?
Me dit une voix douce, féminine. C’était Maryse.
- Non Maryse, qu’est-ce ?
Elle respira le bon air des prairies.
- Nous sommes libres tant que nous sommes sous le patronat du professeur.
Elle étendit ses bras. Je déposais ma tête sur ses genoux, je me sentais en sécurité avec elle, ses cheveux étaient comme une brise en plein désert pour moi, et ses yeux, l’eau que je demandais pour ne pas m’assécher.
- Que fais-tu Alexandre ? Ça ne te ressemble pas d’être si câlin.
- Maryse, je vous envie, vous avez le droit de voyager, moi je ne le peux. Je suis obligé de rester ici, souvent seul à jouer dans les prairies et les forêts
Son sourire disparut en un air triste, elle fixa le ciel, un oiseau passait justement.
- Tu sais Alexandre, la liberté à beau être enviable, elle n’est pas exceptionnelle. Tu peux certes aller où tu le veux, mais tout le monde ne t’aime pas en dehors de cette maison. Des gens méchants, sans cœur sont libres aussi et tuent, blessent les gens. Ça n’a rien de magique, la réalité est même triste. Tu as de la chance de ne pas connaître cela, crois moi.
Je m’allongeai, j’essayai d’imaginer ce que ça pouvait être. Mais j’avais toujours envie de partir.
- Est-ce qu’il y a d’autres enfants comme moi plus loin que cette forêt?
Je crois que la question la surprit, elle ne dit plus un mot durant cinq bonnes minutes.
- Des enfants comme toi, je ne crois pas, tu es unique en ton genre. Mais des enfants, oui, il y en a des tas même, de ton âge, des plus jeunes et des plus vieux.
Quelques nuages passaient au dessus de moi, éclipsant le soleil.
- Dans les histoires, on parle souvent de centaines d’enfants, de parents véritables qui les aiment, d’amour, d’amitié, de peine et de colère… Je ne connais pas ces sentiments. Mais j’aimerais…
Maryse se releva et se pencha devant moi.
- Il est l’heure, tu dois aller prendre ton bain, je vais apprêter ta chambre.
C’était à la veille de mes quinze ans, la veille du jour que je ne pourrais jamais oublier. Un jour maudit où tout a débuté. Où mon humanité a commencé à me quitter.
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:06

Chapitre 2 : Joyeux anniversaire !

Je me réveillai, des idées plein l’esprit. Je me demandais quels cadeaux j’allais recevoir pour mes quinze ans.
Quinze, un nombre qui symbolisait la fin de mon enfance pour mon accès dans l’adolescence.
Je m’imaginais des jeux vidéos, un vélo, un jour de congé, tout était possible pour moi. Mais je fus vite sorti de mes rêveries, Maryse entra discrètement dans ma chambre, les larmes aux yeux, la voix tremblante.
Elle entrouvrit une première fois la bouche mais aucun son n’en sortit, comme si elle était atteinte d’un mutisme temporaire. Elle ferma alors les pompières qui firent ruisseler quelques gouttes sur ses joues.
- Le professeur…
Elle tomba en sanglots, ne pouvant finir sa phrase. Je courus dans la maison, le long des pièces et couloirs pour trouver la chambre de mon père adoptif.
Pourquoi pleurait-elle ? Pourquoi étais-je si affolé ? Inconsciemment, je connaissais les réponses, mais ne voulais pas y croire.
Les domestiques attendaient en pleurant devant le lit. Ils m’attendaient.
Je m’approchai à petits pas de la couche, peureux de voir la vérité en face. Les domestiques quittèrent la pièce silencieusement.
- Alexandre, tu as fais vite, c’est bien. Approche, j’ai quelques mots à te dire.
J’étais affolé, la voix de mon père tait roque, tremblante, fatiguée;;;
- Qu’avez-vous père ?
Je m’agenouillais devant son lit.
- Alexandre, je dois t’avouer certaines choses sur ta propre existence avant de partir… la vieillesse m’emportera aujourd’hui et j’aurais des regrets pour l’éternité si je ne te dis pas la vérité.
Ma gorge se serra, des larmes jaillissaient de mes yeux, mon cœur… Il me faisait si mal, était-ce donc ça la tristesse ? Je n’en voulais pas !
- Père je vous en prie luttez, ne me laissez pas seul !
Je pleurais sur ses draps en les serrant fort, comme si cela allait retenir son âme auprès de moi.
- Alexandre, depuis que tu es tout petit, je t’ai dit des mensonges. Je veux rectifier cela. Tu sais ta maladie ? Ça n’en est pas une, c’est toi qui es fait ainsi. Je t’ai recueilli à tes trois ans alors que tu te cachais dans un couvent. Tes parents avaient dû t’y mettre…
Une toux grasse le prit brusquement, si violente qu’il en pleura.
- Père taisez vous donc, vous vous épuisez pour rien !
- Non, je dois te le dire ! Dés le début, j’ai su que tu n’étais pas comme les autres. Ton regard rouge, j’ai cru que tu étais un descendant de Wicca. Mais je m’aperçus par après que j’étais bien loin du compte…
La toux grasse le reprit de plus belle mais cette fois ne s’arrêtait pas. Les domestiques entrèrent vite et Philippe me sortit rapidement en me couvrant les yeux.
La porte claqua derrière nous, il me tenait dans le couloir.
- Alex’ le boss va mourir, tu ne peux pas rester ici !
J’étais un peu tétanisé, je ne voulais pas être seul, jamais !
- Alex’ !
Hurla-t-il, il essayait de me faire reprendre mes esprits.
- Les autres domestiques te tiennent pour responsable de sa mort, tu ne peux pas rester sinon ils te feront vivre l’enfer !
- M… Moi, responsable ? Mais je n’ai rien fait pour que cela arrive !!!
Les larmes coulaient encore, mais j’éprouvai également de la colère envers ceux qui me jugeaient coupable à tord.
- Il a passé sa vie à te chaperonner, à te donner une vie meilleure que toute autre. Il a tué pour toi !
Je fis un bon, j’espérais avoir mal entendu.
- Tué ?!
- Il ne t’a pas expliqué cela donc ? Va aux cuisines, tu trouveras les réponses.
- Je n’ai pas le droit d’y aller !
- Je te la donne ta putain d' autorisation mais vas y, tu as le droit de savoir !
Je fis d’abord quelques pas en arrière, puis courus vers les escaliers que je descendis avec hâte pour arriver aux cuisines.
J’aurais préféré ne jamais voir tel spectacle. Des cadavres étaient accrochés comme dans une boucherie. Un d’entre eux était allongé sur une table de chirurgie avec des morceaux de chair et organes en moins, foie, cuisse etc. Je compris alors que c’était cela que je mangeais. Des chairs humaines préparées avec soins.
- Quelle horreur n’est-ce pas ? S’apercevoir que tous ces bons plats n’étaient que des humains comme tu voulais tant en rencontrer.
Cette voix était celle de Maryse, je me retournai d’un bond.
- Ne sois pas étonné, tout le monde est au courant ici, tout le monde sait que tu es un monstre !
Je reculais.
- Vous… ne pensez pas cela n’est ce pas Maryse ? Grande sœur ?
Son regard se fit plus dur.
- Ne m’appelle pas ainsi, je n’ai rien à voir avec toi. Je te hais plus que tout et ce n’est que parce que le professeur m’y obligeait que j’étais gentille ! Aujourd’hui il n’est plus, va-t’en je ne veux plus te voir ! Jamais !
Je ne pense pas avoir un jour ressenti tant de douleur, mon cœur n’était plus que débris. J’étais abattu, je ne cessais de pleurer.
- Ne me dis pas que tu pleures ! Tu ne connais pas les sentiments !
Malheureusement si, et la colère me prit alors, je ne sais ce qui m’a pris, mais je lui ai sauté dessus tel un animal. Elle eut juste le temps de prendre un couteau et de me faire une plaie perpendiculaire au nez. Je l’assénais de coups violents pour l’assommer. Je plantai mes crocs dans sa gorge. Son sang jaillissait dans ma bouche, son goût sucré me rendait fou et je le buvais goulûment, sans même penser que je venais de tuer une des personnes que j’avais le plus apprécié dans ma vie. Des frissons me parcouraient, j’aimais cela et en redemandais. Je dévorais alors ses chairs en espérant trouver quelques gouttes d’hémoglobine qui restaient piégées entre deux cellules. Je les arrachait de mes ongles, de mes crocs, mon visage et mes mains étaient recouverts de sang Les os ne me gênaient guère, je les broyais sous mes dents, il ne resta bientôt plus rien de Maryse, qu’une flaque rouge séché, et un corps mutilé, sans peau qui ressemblait désormais aux autres présent dans la pièce.
Je pris conscience de ce que je venais de faire. Toute l'épouvante de mon acte me répugnait, je vomis d’horreur avant de fuir dans la forêt.
Tel fut mon anniversaire, un déjeuner peu commode et une série d’événement peu réconfortant.
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:07

Chapitre 3 : Prisonnier de sa faim

Plusieurs jours passèrent durant lesquels je ne mangeais ni buvait quoi que ce soit. J’étais écœuré de moi-même.
-Que suis-je ?
Je me posais sans cesse cette question, perché dans les arbres de la forêt. Mais je m’affamais, m’assoiffais, je n’osais pas m’accepter.
Je me mis alors à dévorer les animaux de la forêt, du lapin au renard, des insectes aux cerfs en passant par les quelques poissons qui vivaient dans la rivière. La chasse était devenus mon seul moyen de survie mais cela ne suffisait pas. Cette viande n’était pas celle qu’il me fallait. Je m’épuisais.

Je retournais vers la demeure de mon défunt père adoptif, l’appétence m’avait fait revenir sur mes pas. Une odeur de charogne m’attirait, elle me disait qu’ici, il y avait de la viande. Certes en mauvais état, mais j’avais trop faim.
Les lieux étaient vides, les domestiques avaient dû partir après de décès du professeur.
Je rentrais dans la cuisine, tout était encore là, les cadavres, la flaque de sang et le corps Maryse, les couteaux, tout.
Une lettre baignait dans le sang sec, signé d’une brûlure de cigarette.
« Bonjour Alexandre, je sais que tu reviendra ici et donc, je laisse tout ainsi pour que tu aie de quoi te nourrir encore un petit temps. Moi et mes semblables rentrons chez nous, nous n’avons plus rien à faire ici.
J’espère te revoir très vite car je t’appréciais vraiment contrairement aux autres. Si tu sais où Maryse a disparue, je serais heureux de le savoir car je ne l’ai plus vue depuis ton départ.
Si tu me cherches, tu n’auras qu’à passer une annonce dans le journal avec tes coordonnées, je viendrais immédiatement.
Au revoir. »
Philippe était bien le seul à m’apprécier dans le groupe. Je n’arrivais plus à pleurer, peut-être avais-je épuisé mes larmes déjà. Mon ventre criait famine, je pliais le papier pour le mettre dans une de mes poches pour manger à contrecœur les corps restants.
J’étais couvert de sang, de boue, je pris un bain et je changeais de vêtements. Comme l’avais écrit Philippe, rien n’avait changé de place. Si j’avais un régime alimentaire normale, j’aurais pus continuer à vivre ici, loin des gens.
Mais ce n’était pas le cas, je devais partir dés que mon « garde manger » serait vide. Je n’avais jamais été en dehors de la propriété, j’avais peur tout en étant excité à cette idée.
Vêtu que d’un t-shirt et un bermuda, je partis de ma maison.

Je regardais par delà les feuillages de la forêt, une rue campagnarde animée, quelques voitures passaient lentement. Tandis que quelques femmes discutaient en cercle sur la place, quelques hommes buvaient dans un bar et les gosses jouaient dans la rue. C’était comme dans les vieilles histoires.
Je sortis lentement des buissons, les habits et le visage couvert de boue. Je me dirigeais vers ces enfants, de mon âge, qui jouaient au ballon.
Un d’entre eux me vu arriver, il était entièrement habillé de jeans, ce qui faisait ressortir ses cheveux blonds.
Il s’approcha de moi et me dévisagea.
- Whaa classe les yeux rouges ! T’es nouveau, je ne t’ai jamais vu.
Je n’avais pas trop l’habitude de parler à d’autres enfants, j’étais un peu stressé, à moins que cela ne soit la peur d’être rejeté.
- Heu oui et non, j’habitais dans la grande maison derrière la forêt, c’est la première fois que je viens au village…
J’espérais ne pas avoir dit de bêtise et surtout, que les domestiques n’aient pas parlés de moi en passant ici.
Le gosse me regardait et sourit.
- Bah bienvenu à Angelis, t’es sale, t’es passé par les bois ?
J’étais en effet gêné de me présenter dans un tel état.
- Oui, mais j’aurais dû prendre la route, même si c’était plus long… j’aurais été présentable.
Il rie en éclat, il semblait avoir un humour très développé.
- Ne t’en fais pas pour ça, personne ne fera attention. Tu restes longtemps ?
J’hésitais, je ne pouvais pas échapper à ma nature mais d’un autre côté, je voulais me faire des amis.
- Et bien, aussi longtemps que possible, mon père adoptif est mort et la maison ne m’appartient pas…
- Quoi t’es à la rue ?!
Je ne répondis que par une moue qui en disait long.
- Bah ce n’est pas grave, on est solidaire dans le village, quelqu’un t’acceptera sûrement.
Il me montrait quelques maisons du village en disant ces mots, je reprenait l’espoir d’avoir un vrai chez moi, un endroit où on m’accepterait tant que l’on ignorait mon secret.
-Mon nom est Dimitri et toi ?
Je souriais pour la première fois depuis des jours.
- Alexandre.
Il avança sa main.
- Je te ferais visiter le village une fois que j’aurais finit cette partie de football ok ?
J'acceptais la poigne du jeune garçon et approuva d’un geste de la tête.

Après le match, Dimitri me fit faire le tour des rues, il me montra alors où se trouvaient l’hôpital, le cimetière, l’ancienne église en ruine et la nouvelle, il me montra également quelques maisons où je pourrais, éventuellement, trouver refuge.
- Là c’est chez madame Cornélius, Elle est un peu vieille, mais elle adore les gosses. Je crois qu’elle accepterait de t’héberger avec joie.
Ces maisons ne me disaient rien, je ne connaissais personne. J’aurais voulut retrouver Philippe, lui, m’aurait accepté en connaissant mon secret.
Une maison de maître attira mon attention.
- Qui habite là ?
Dimitri eut un sourire pervers.
- Une fille, je crois que c’est la môme de ton père adoptif si j’en crois ton histoire.
Le professeur avait donc une fille ?
- J’ignorais qu’il avait un enfant…
- Bah, elle est assez bizarre, toujours habillée de noir avec des pics et autres. Mais elle est vachement canon, surtout quand elle met du cuir !
Cette fille… Pourquoi père ne m’en avait jamais parlé auparavant ?
- Je te remercie Dimitri, je crois que je peux continuer la visite seul. Encore merci
- Ok, si tu me cherches, j’habite dans la rue là bas, rue Meunier. Le numéro 43. A plus l’ami !
Il partit en courant rejoindre les autres afin de continuer leur partie de football. Je restais un moment devant la maison, me questionnant sur le professeur, sa fille, la vie qu’il menait avant de me connaître…

Je fus subitement interrompu dans mes pensées par un chien qui aboyait. Un doberman qui semblait assez méfiant à mon égard, il aboyait à tue-tête.
- Lucifer tait toi donc !
C’était une voix féminine, elle était douce, elle devait appartenir à une enfant, ou une adolescente.
- Je suis désolée, il est très belliqueux ces temps ci.
Elle donna une tape sur le museaux de l’animal
- Vilain !
Le chien avait cessé ses aboiements et je voyais une fille dont la splendeur n’égalait que la grandeur de l’univers.
Elle avait de long cheveux noirs, jusqu’aux fesses. Des yeux vert émeraude qui ressortaient à mille lieux. Elle n’était pas bien grande, elle m’arrivait à l’épaule. Elle était toute habillée de Noir. Jupe longue avec un top qui présentait des symboles celtiques et gothiques.
- Vous avez besoin de quelque chose ?
Cette voix, elle m’enivrait de sa beauté.
- Heu, je… j’aurais voulut rencontrer la propriétaire de cette maison…
Elle sourit.
- C’est moi, je peux vous être utile à quelque chose ?
J’hésitais à demander, mon cœur battait si vite, je crus qu’il allait sortir de mon torse. Mais pourquoi réagissais-je ainsi ?
- Je… Je suis le fils adoptif du professeur, il est décédé depuis peu et…
Son sourire disparut et sa voix fut plus agressive.
- Alors c’est toi que mon père a chaperonné depuis toutes ces années…
- Je… heu…
Je ne savais quoi dire, elle semblait si dure sur le moment.
- Dis moi… Qu’est ce qu’il a dit en dernier avant de mourir ?
Je tergiversais entre deux choses, dire la vérité ou lui mentir pour lui faire plaisir. Je choisi la vérité.
- Les dernières paroles que j’ai entendu de sa part étaient le début de mon histoire. Il voulait rectifier certaines choses qu’il m’avait dit et appris.
Sur son visage, je pouvait lire des larmes cachées, elle regrettait quelque chose, mais quoi ?
- J’aurais espéré que ses paroles auraient été pour moi… Tu… tu étais proche de lui ?
- Je le considérais comme mon véritable père. Mais j’ignore si j’étais un véritable fils pour lui…
Elle avança d’un pas et me mit une gifle si violente que j’en tombais au sol, elle pleurait.
- Il a passé douze longues années avec toi, il ne venait me voir que le dimanche et ne cessait de me parler d’un jeune garçon aux cheveux noirs et aux yeux rouges qu’il avait adopté, j’avais l’impression qu’il t’aimait plus que moi alors ne dit pas de conneries !
Elle reprenait son souffle, je réfléchissais en me relevant doucement.
- Je suis désolé qu’il n’ait pu te consacrer plus de temps, j’aurais su qu’il avait une fille, je lui aurais demandé de venir te voir plus souvent…
Elle sécha ses larmes. Elle comprit que je n’y étais pour rien, que je ne savais pas tout cela.
- Alexandre c’est bien ça ? Je suppose que tu viens ici pour me demander de t’héberger ?
- Je suis venu ici parce que je n’avais nulle part où aller, Dimitri m’a parlé de toi et je voulais te rencontrer, si tu refuses de m’héberger, je comprendrais, je demanderais à madame Cornélius…
Elle ouvrit la porte et fit entrer le chien.
- Tu as raison, je refuse. Tu m’as volé mon père des années durant, je ne veux pas partager ma maison avec toi.
Je ne pouvais faire autrement qu’acquiescer, j’aurais probablement réagi de la même manière.

Après avoir subit le refus de madame Cornélius et autres, je compris que la rue serait l’endroit où je logerais un moment. Mais il faisait froid et la pluie commençait à tomber.
Je courus me mettre à l'abri dans la vieille église. Elle avait beau être en ruine, quelques pièces étaient encore habitables.
La faim commençait déjà à me rattraper, mon ventre criait famine, je sortis de nuit pluvieuse pour manger, pour tuer à nouveau…
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:08

Chapitre 4 : Le pardon

Mes yeux s’ouvrirent lentement, un rayon de soleil frappait mon visage de plein fouet. La pluie avait cessée.
J'eus à peine le temps de me lever, m’étendre quelques secondes qu’un cri déchira le silence matinal, interrompant le chant de quelques moineaux qui sifflotaient au dessus de l’église dans laquelle j’avais trouvé refuge.
J’accourus dans une rue où un corps avait été retrouvé, les yeux arrachés, éviscéré, des morceaux de chair et des organes manquants.
Les gens discutaient entre eux, autour du corps.
- C’est horrible, qui as bien pu faire ça ?!
- Un monstre, aucun homme n’est capable d’une telle horreur !
- Le marché noir, les organes se vendent très cher !
Ils parlaient et jugeaient sans trop se poser de question, c’était bénéfique pour moi. Mais cet acte n’était pas mien, ma proie était dans le village voisin. Je n’aurais pris aucun risque que l’on me démasque ici.
- Il y a eu pas mal de nouveaux arrivants dans le village ces derniers temps, croyez vous que c’est l’un d’eux ?
Je reculais, un adulte me fit signe de ne pas rester là.
- Tu ne dois pas voir ça petit !
Je vis la fille du professeur regarder par delà sa fenêtre, m'observer. Je retournais alors vers l’église où j’avais élu domicile temporairement.
Une fois là bas, un objet atterrit contre mon crâne, je perdis connaissance.

Un son me surprit et je me réveillai en sursaut. C’était de la musique, mais elle semblait plus… rythmée, plus rapide et les paroles étaient quelque peu plus dégantées.
J’étais dans une chambre, apparemment nu, il y avait des posters de groupes de chansons que je ne connaissais pas. Je lisais les noms : Enhancer, Korn, Slipknot, Disturbed et autres. Père ne m’en avait jamais parlé…
Je me levais, un peu gêné de ma tenue, je visitais les lieux. La maison semblait vaste, très vaste. Je retrouvais quelques tableaux de Van Gogh et autres peintres de talent puis, Une photographie du professeur. Il semblait jeune, il avait un enfant dans les bras.
Je devinais que ce bébé était sa fille et que j’étais chez elle.
Elle sortit d’une pièce en agitant la tête de bas en haut, de gauche à droite sur le rythme de la musique.
Je me cachais derrière un pot de fleurs, je devais certainement avoir l’air idiot.
Elle tourna la tête vers moi.
- Ah, t’es enfin réveillé… Tu sais, je t’ai vus nu hier alors tu peux bien cesser de te cacher.
Je sortais alors doucement de mon coin.
- Où as-tu mis mes vêtements ?
- A la machine à laver, ils étaient crades ! Tu peux prendre les vêtements qui sont dans l’armoire de la chambre à ta gauche.
J’y courus en cachant mon sexe. La chambre était semblable à l’autre, mais elle semblait plus masculine.
Dans l’armoire, je vis des dizaines de vêtements noirs en latex et en cuir. Pantalon et hauts confondus.
Un espace présentait des collier, bracelets, brassards et ceintures à pics ainsi que des bagues et pendentifs représentant des démons, squelettes ou cercueils.
Je pris un slip, un pantalon de cuir et un t-shirt de latex noir.
- Prend aussi quelques accessoires, sinon tu auras l’air tache.
Elle était là et me regardait. Heureusement que j’avais déjà enfilé le slip.
- Je vais finir par croire que tu tiens à me voir nu…
Elle devenait rouge et tourna la tête.
- N… Non, pas du tout !
Je ris un peu et mis le pantalon puis le haut.
Elle sortit une paire de bottes épaisses en cuir avec des pics.
- C’est des new rocks. Elles sont lourdes, mais trop classes avec ce type de vêtement.
Je les pris et les mis, elles étaient tout à fait à ma taille et me grandissaient de quelques centimètres encore.
- Mais à qui appartient tout ça ?
Elle ne répondit premièrement que par un regard triste.
- A mon frère, il est mort dans un accident de voiture il y a des années. Il avait ton âge. Je pensais que ses vêtements t’iraient bien…
Elle s’approcha de l’armoire et choisit quelques accessoires : bagues articulées, pendentifs avec un pentacle, un collier et des avant-bras à pics.
- C’étaient ses favoris. Portes-les.
Mon regard se fit plus interrogatifs je pense.
- Pourquoi as-tu changé d’avis ?
- Les villageois te soupçonneraient si tu restais dehors et puis… Si mon père t’aimait comme son fils alors je devrais te considérer comme un frère et non comme un pique-assiette.
Je souris et me vêtus de ces quelques objets.
- Maintenant je peux te l’avouer, tes vêtements sont à la poubelle…
Dans un sens, je n’en avais que faire, je me sentais étrangement bien avec ceux-ci.
- Mais en fait, je ne sais rien de toi à part que tu es la fille du professeur…
- Je m’appelle Camille, j’ai quatorze ans, j’écoute, comme tu peux l’entendre, du métal, du rock ou du goth. Je crois que c’est tout ce qu’il y a à savoir pour l’instant.
- Tu vis seule ici ?
- Depuis le décès de mon frère et de mon père, je suis une ado émancipée, ce qui veut dire que je vis à mon rythme avec mes propres moyens… ou plutôt, les moyens dont j’ai héritée.
- Tu n’as pas de mère ?
- Elle est partie avec un autre homme et je n’ai jamais pus la sentir cette conne…
J’observais toujours les alentours, je dois avouer que j’étais assez perdu.
- Tu as parlé de métal, rock, goth… c’est ce qu’on entend en ce moment mais… tu peux me faire découvrir, pè… heu le professeur ne m’en a jamais fait écouter…
Elle fit un large sourire, sans doute cela l’amusait-elle de me faire découvrir son monde.
- Viens avec moi, je vais t’apprendre.
Je la suis alors et elle me fit écouter et me montra des dizaines d’albums et vidéos, me fit lire des centaines de magazines et autres. Je commençais à vraiment aimer ce genre musicale.
Ce fut le début d’une amitié certaine entre nous et un apprentissage au monde gothique pour moi.
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:09

Chapitre 5 : Une vieille connaissance

Cela faisait déjà deux ans que je vivais avec Camille, durant ce temps, l’amitié entre nous s’était changée en amour, nous sortions ensembles depuis quelques mois.
Les meurtres n’avaient pas cessés et aucun coupable n’avait été trouvé. Je ne faisais heureusement pas partie des suspects à cause de mon jeune âge, mais la peur s’était instaurée dans le cœur des villageois, ils ne faisaient plus confiance à quiconque. Cela devenait très dur de me nourrir.

- Alexandre, tu peux me dire pourquoi je te vois quelques fois sortir le soir ?
Camille m’avais surpris me lever un soir alors que je partais à la chasse, ses questions devenaient incessantes depuis ce jour.
- Camille ne t’imagine rien, j’ai toujours fait ça, j’aime simplement faire des balades de nuit.
- Tu aurais pu m’avertir alors, ou me proposer de venir.
- Je le ferais avec plaisir, mais j’aurais peur de te réveiller, ou encore, que l’on tombe sur cet assassin.
Elle vint se serrer à mon bras tendrement.
- Tu me protègerais, hein mon démon ?
Je dois avouer qu’elle me mettait mal à l’aise en m’appelant ainsi, la peur qu’elle apprenne ce que j’étais me hantait toujours.
- Bien sur, mais je ne pourrais peut-être pas faire grand-chose si c’est un grand malabar avec huit cents kilos de muscles.
Elle rie un peu, il est vrai que malgré ma force, je paraissais assez maigrelet.
- Très bien, mais je ne veux pas que tu rentre tard alors…
Je répondu d’un sourire.
A la télévision, le journal parlait énormément des meurtres du village et des villages voisins. On parlait de « serial killer ».
« … Les autorités ont observé un mode rituel varié chez les diffèrent meurtres. En effet, les victimes d’Angelis avaient les yeux et le cœur arrachés, tandis que le meurtrier des villages voisins se contentait de couper quelques muscles et organes.
Les profilers ont donc déduits qu’il n’y avait pas un, mais deux tueurs dans la nature… »
Mince, cette nouvelle n’était pas la bienvenue, à présent, les gens vont être deux fois plus nerveux… je devrais certainement penser à serrer d’avantage la ceinture, même si je m’affamait déjà énormément.

J’avais des problèmes et je ne pouvais pas m’en sortir tout seul. J’avais besoin d’aide.
Je me souvins de la lettre de Philippe.
Je passai alors une annonce avec un numéro de téléphone, espérant qu’il ne m’ait pas oublié.
Après deux jours, j’entendis enfin le téléphone sonner.
- Allô ?
- Allô, Alexandre ?
Je reprenais espoir.
- Philippe ! Je suis heureux de t’entendre, comment vas-tu ?
- Couci-couça, je me débrouille comme je peux en restauration dans un grand restaurant. Et toi, ça fait un bail morveux ?
- J’ai besoin de ton aide Phil’, je me suis installé avec une fille à Angelis, mais il y a des meurtres et j’ai peur qu’ils ne me retombent dessus.
- J’en ai entendu parlé. Tu devient célèbre mon petit gars !
- Je chasse pour me nourrir, pas pour m’amuser ! Les meurtres d’Angelis ne sont pas de moi.
Il réfléchit un instant.
- Quand tu es partis, Al’ a juré de causer ta perte. Il s’est installé à Angelis également. L’as-tu déjà croisé ?
En deux ans, je ne l’avais pas vu une seule fois, je trouvais ça bizarre.
- Jamais, tu en es sûr ?
- Certain, il m’a encore donné de ses nouvelles récemment. Il habite dans la rue Meunier. Le numéro 43…
Un mutisme me prit, cette adresse était celle de Dimitri.
- C’est impossible, un ami habite là, je le saurais !
- Tu parles de Dimitri ? C’est son fils, c’est certainement lui qui lui donne les infos sur toi.
J’étais bouche bée. Il avait tout prévu pour me ruiner la vie, ce salopard utilisait même son fils pour arriver à ces fins.
- Tu n’avais jamais remarqué ? Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau.
Les cheveux blond flashant…
- Tu veux dire que j’ai été trahit ?
- On peut dire cela comme ça.
J’étais fou de colère.
- Attend, ne fais rien de bête !
- Comment ça ?
- Si tu le tue, on ne saura jamais que c’était lui, essaye de trouver des preuves !
Je réfléchissais à un moyen.
- Bon, si j’ai pus t’aider, alors tant mieux. Hé, si tu veux, passe un jour chez moi, j’habite en ville. Rue Carldoff numéro 3620, j’aurais certaines choses à te dire.
- Pas de ‘blêmes, merci pour les conseils Philippe, je t’adore.
Je réfléchis alors à un moyen de coincer cet enfoiré.

Depuis ce jour, chaque nuit, je sortais pour tenter de coincer Al’, j’avais pris un appareil photo avec moi.
Malheureusement, c’était en vain car je ne pus jamais le coincer.
C’est alors que j’entrepris d’entrer chez lui.
La fenêtre de sa cave était toujours ouverte, permettant à son chat de voyager librement.
Je l’ouvrit d’avantage, entrais il n’y avait personne.
La cave ressemblait à un véritable bureau. Des outils, un frigo, une boite hermétique rouge. Tout était bien rangé.
C’est sur le tupperware hermétique que mon regard se posa d’abord. Je l’ouvris. Une odeur de charogne en émanait. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je vis que c’était les yeux et cœurs des victimes qu’il collectionnait.
Sans doute ne savait-il pas où les jeter.
Je pris quelques photos mais les flashs attirèrent quelqu’un. J’entendais des pas se rapprocher. Je me cachais dans un endroit sombre, je n’avais plus le temps de sortir.
C’était Alphonse qui vérifiait tout. Il ne me vit pas mais je n’avais pas refermé le couvercle de la boite, il savait qu’il y avait quelqu’un.
Un orage approchait, des éclairs éclairaient le cave. Cela couvrait déjà les flashes de l’appareil. Mais il cherchait après moi.
- Chéris, on mange !
Ouf, heureusement que la famille de Dimitri dînait tard, il remontait les escaliers mais je savais qu’il était à l’affût du moindre bruit.
C’est donc avec vitesse que je fuis de la cave pour ne pas me faire coincer ici.
Philippe avait raison.


J’avais donné les photos au commissaire et quelques heures plus tard, les médias annonçaient l’arrestation d’Alphonse, il ne tuera plus jamais.
Mais durant son arrestation, un reporter réussit à se rapprocher et Al’ pu de ce fait, dévoiler ma nature. Heureusement, Camille n’avait pas entendu la télévision à cet instant.
« Alexandre n’est qu’un démon, il a tué les villageois voisin pour les dévorer, croyez moi c’est lui le second tueur ! »
Après seulement quelques secondes, on entendait frapper à la porte.
Mon cœur battait plus vite, et accélérait encore. La peur me prenait, je ne voulais pas être séparé de Camille.
Elle alla ouvrir la porte.
- Non mon ange, ne fais pas ça !
Elle me regardait d’un air interrogatif.
- Si tu ouvres cette porte, je devrais fuir…
Elle fit quelques pas pour se rapprocher de moi.
- Fuir ? Fuir qui ? Quoi ?
On entendait les gens derrière la porte, s’entasser et insister.
- Eux, ils ne m’accepteront pas…
- Ils t'ont acceptés jusqu’ici, pourquoi changeraient ils ?
- Al’ leur a avoué mon secret, celui que, même à toi, je n’ai pus dévoiler. Ils voudront m’éloigner de toi…
Elle courut vers moi et m’enlaça.
- Je t’aime Alexandre, ne pars pas…
Elle pleurait.
- Je refuse de te perdre, si tu t’en vas, prend moi avec toi !
- Je ne ferais que t’attirer des emmerdes…
Je regardais discrètement par la fenêtre, les gens étaient prêts à défoncer l’entrée. Je les voyais avec des flambeaux, des armes tranchantes, contondantes et même des fusils, ils avaient tous crus cet enfoiré et voulaient faire justice eux même, cela me rappelait le film de Frankenstein.
Camille pleurait encore, accrochée à mon bras.
- Ne t’en vas pas…
Je la serrais contre moi.
- Je te promets de revenir mon amour. Et ce jour là, je te dirais tout de moi.
Elle courut vers le salon et rapporta une rose épineuse.
- Je veux que tu la gardes près de toi et que tu penses à moi à chaque fois que tu la verras !
Je pris la fleur et la plaça à l’intérieur de ma veste de cuir, côté cœur.
Je fis vite quelques baguages et sortit par le jardin. Quelques sauts, sans me retourner, j’entendais la porte se défoncer. Encore quelques bonds au dessus des haies, j’entendais Camille hurler. Encore quelques pas, je n’entendais plus rien. J’étais trop loin.

Lorsque je fus assez loin pour que personne ne puisse m’entendre, assez loin pour que ma peur s’estompe et laisse entièrement place à la tristesse, je m’écroulais. Genoux dans une flaque d’eau où j’avais l’impression de la voir. Je hurlais de peine, de colère envers moi-même.
- CAMILLE !!!
Je pleurais.
Malheureusement, je ne fus pas seul longtemps. Quelques villageois m’avaient suivit. L’un d’eux, armé d’un fusil, tira et me toucha en plein cœur.
Je crachai alors violemment du sang par la bouche. Le regard vide.
- Est-ce la fin ?
Je me rattrapai sur les mains et les regardait fixement. La rage, mêlée à la tristesse guiderait mes pas.
Je ne ressentais pas de douleur. Je courus vers eux, ils firent feu, mais tiraient à côté, ils avaient peur de moi.
Un regard rouge et des crocs blancs seront leurs derniers souvenirs. Je les dévorais avec faim et colère à la fois.
Je fuis ensuite vers le sud, le plus loin possible, là où personne ne pourrait me retrouver, vers la grande ville.
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeLun 25 Aoû - 22:09

Chapitre 6 : Mélancolie


Cela faisait quelques jours que j’avais atteint la ville. Je cherchais sans relâche la rue que m’avait communiquée Philippe. Je n’avais pas mangé depuis.
Je repensais souvent à Camille, mon ange, mon amour. J’espérais qu’elle m’attende.

Rue Carldoff. J’y étais enfin. Philippe était justement devant sa maison.
- Phil’ !
Je courais vers lui. Il ne dû pas me reconnaître de suite car il resta figé un bon moment avant de reconnaître mes yeux. Je le serrais contre moi.
- Putain Alexandre, t’aurais pus me dire que tu était devenus goth’ !
Je le lâchais.
- Je n’y avais pas pensé. Désolé.
- Ça fait plaisir de te revoir, tu as bien grandit dis moi. Mais c’est quoi cette cicatrice ?
Il faisait allusion à cette marque à mon nez, celle que Maryse m’avait fait avant de mourir.
- Un cadeau d’adieux…
- Je vois… entre je t’en prie, mais je n’ai rien à t’offrir malheureusement.
Je me doutais bien qu’il ne s baladait pas vraiment souvent avec un corps encore frais dans son frigo.
- Ce n’est pas grave.

Nous étions installé dans le salon, la maison était assez grande, chic, je devinais que son boulot payait bien.
- Tu disais avoir quelque chose à me dire l’autre jour, au téléphone.
Il but une gorgée de café.
- Oui, j’ai fais mes recherches à ton sujet ces deux dernières années. J’ai découvert pas mal de choses qui devraient t’intéresser.
J’étais impatient d’entendre ça.
- Pour ta nature, je crois qu’il serait plus simple que tu aies à la bibliothèque et que tu ouvres cet ouvrage.
Il me tendait un bout de papier avec le rayon, le livre, la page etc.
- Mais j’ai aussi découvert qui étaient tes parents biologiques.
Figé. J’étais tout simplement figé après avoir entendu ces mots.
- Ta mère a été enfermée dans un asile catholique de cette ville après t’avoir donné vie. Ton père, lui, est mort dévoré, je suppose que tu devait avoir un petit creux et que tu t’es servis.
Je n’écoutais qu’à moitié ses mots, j’allais peut-être revoir ma mère…
- Mais je te préviens que si tu veux voir ta mère, tu vas devoir mettre des lentilles.
- Des quoi ?
- Des lentilles, pour cacher tes yeux rouges. Ta mère a raconté son histoire des centaines de fois et j’ai bien peur que les responsables ne te laissent pas entrer.
Toutefois, je te conseille d’aller d’abord à la bibli’.
Je me levais. J’étais si impatient de tout savoir.
- Je remarque que tu n’as plus de cigarette en bouche, aurais-tu arrêté de fumer ?
- Hé finalement je t’ai écouté petit.
Je le remerciai encore puis sortis pour aller en direction de la bibliothèque.
- Et si tu n’as pas d’endroits où dormir, viens chez moi !
- Compris.

La bibliothèque était un grand bâtiment, orné de statues par dizaines. Lions, dragons, chevaux et autres animaux et créatures.
J’y entrait et relisait le post-it de Philippe.
« Allée 82, Goétie : les 72 démons, page 107 »
Le livre trouvé, je m’assis à une table pour le lire.

« Page 107 : Alastors
Alastors était un démon cruel et sévère, il était l’exécuteur en chef des hautes œuvres du diable et de sa cours. Dans l’antique démonologie romaine, Alastors était le nom donné aux mauvais génies d’une maison. Dans la Grèce antique, ce nom signifiait « déité vengeresse » ou « dieu vengeur ». Littéralement, « qui n’oublie pas ». Il y a longtemps, il refusa d’exécuter un ordre direct du diable et fut punis pour cela.
Il fut incarné dans un corps mortel, sans souvenirs. »

Incarné dans un corps mortel, ces mots résonnaient dans ma tête. Étais-je donc ce démon cruel, ce bourreau infernal ? Non, j’ai des sentiments, cela ne pouvait pas être moi.
Mais la réalité était là, Philippe avait fait des recherches durant deux longues années, il ne pouvait se tromper. Et moi, j’étais un démon incarné.
Il ne me restait plus qu’à aller voir ma mère, et je saurais tout sur moi, mon passé.
Cette nouvelle n’avait guerre été bonne, mais j’étais tout de même heureux de savoir.
Il se faisait tard, je rentrais alors chez Philippe pour dormir un peu. La faim qui me tiraillait avait quasi disparue après cette journée, j’espérais que cela allait durer.

- Au fait, J’ai vu que tu avais réussis à coincer Al’, je t’en félicite, ça fait un salopard de moins en liberté.
- Dis moi… quel est le nom de ma mère ?
Il ne fut pas surpris de ma question, il se doutait bien que j’étais impatient.
- Catherine Celabre, ne dis pas que tu es son fils, mais plutôt un neveu ou autre. Elle n’a pas de sœur, ni de frère, mais les responsables de la clinique n’en savent rien. Oh mais il fait trop calme ici.
Il fit quelques pas vers la chaîne hi fi.
- Tu aimes Mudvayne ?
Un groupe de métal que j’adorais trop, Camille me l’avait souvent fait écouter… Camille…
- Oui, je connais.
- Parfait alors, faisons exploser les basses !
Il brancha le son au maximum. On n’entendait plus rien du dehors, même la circulation était inaudible.
Philippe et moi chantions « Determined » tout en sautant partout, il savait comment s’amuser, on déconnait bien, j’en oubliais presque Camille et ma mère.

Le lendemain, j’avais un mal de tête incroyable, mais je devais aller absolument voir ma génitrice.
Je pris quelques vêtements classiques, le style gothique n’était pas trop bien vu dans une clinique catholique. Comme Philippe me l’avait conseillé, je mis des lentilles bleues pour passer inaperçu.
- Vous désirez ?
La réceptionniste me demandait cela d’un air dédaigneux et sec.
- Je désire voir Madame Celabre Catherine.
- Vous êtes de la famille ?
- Je suis son neveu, je ne l’ai encore jamais vue…
- Très bien.
Elle appela un docteur qui passait par là.
- Ce jeune garçon dit être un neveu de madame Celabre chambre 83, pourriez vous demander l’avis de la patiente ?
Le docteur acquiesça et partis dans les longs couloirs blancs de la clinique. Il revint après quelques minutes.
- Elle est d’accord.
- Très bien, monsieur, vous pouvez y aller, c’est le second étage, chambre 83. Vous ne pouvez pas la rater.
Je ne répondu pas à la femme qui parlait toujours avec cet air dédaigneux et allait vers le lieu indiqué.
Chambre 83. J’étais en face, je pris la poignée et la tourna pour entrer. La porte une fois ouverte, je vis une femme aux cheveux blanc qui faisait face à la fenêtre.
J'entrais silencieusement et refermais la porte.
- Mère ?
Elle sursauta et me regardait dans les yeux.
- Qui es-tu ?
J’enlevais les lentilles, elle sauta hors de sa chaise et fit quelques pas en arrière, suffisamment pour être collée au mur, elle hurlait comme une possédée.
- Vas t’en démon ! Vas t'en!
- Mère… Je…,,
- Va t’en !
Cela me faisait mal au cœur de la voir aussi effrayée par son propre fils.
- Mère je suis venus pour vous poser quelques questions et je ne m’en retournerais pas avant…
Elle fit un signe de croix et me regardait d’un air apeuré.
- Je ne vous ferais aucun mal.
Je m’assis sur le lit, les yeux fermés. Elle restait à distance.
- Mère, je suis venu vous demander pourquoi…
- Tu es un démon, tu as dévoré ton père ! Je ne veux plus te voir!
C’était après que vous aillez été enfermé ici… quelles sont les raisons premières… pourquoi m’avoir rejeté alors que j’étais encore innocent ?
La folie s'en était allé quelques instant pour laisser place à la peine. Elle regardait la seule fenêtre de sa chambre par dessus son épaule, les larmes aux yeux, la voix tremblante,
- Toute ma grossesse, je n’ai cessé de faire des cauchemars, dans lesquels je te voyais me dévorer de l’intérieur. À ta naissance, tes yeux rouges en disaient long, j’ai demandé à un exorciste de t’aider, mais il n’a rien su faire. Tu me faisais peur et j’ai été enfermé ici après avoir voulut te noyer.
Me restait sans voix, elle me considérait réellement comme un monstre.
- Mère, je ne suis pas…
- Va t’en! tu me fait peur, vas t'en, vas t'en!
Je lisais dans son regard, de la tristesse de ne pas oser toucher son fils, mais aussi de la peur du démon qu’il était.
Je ne pouvais rien en tirer. Elle était persuadée que j’étais le diable en personne. Enfermée dans un monde où je suis le méchant.
Je remis les lentilles puis partis de la clinique. Je n’avais plus rien à y faire.
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 30 Aoû - 14:27

Chapitre 7 : Secret

Je vivais chez Philippe depuis déjà quelques mois, j’avais recommencé la chasse, mais je pouvais désormais demeurer plus longtemps sans manger.
Les soirées et les concerts se succédaient avec Philippe, il avait toujours des places et des invitations.
Je voulais retourner à Angelis, revoir Camille, mais le temps n’était pas encore venu. Les villageois n’étaient pas encore prêts à m’oublier.
- Oh, maintenant que j’y pense Alex’, tu habitais chez une fille à Angelis, qu’est-elle devenue ?
Il enfonçait un peu le couteau dans la plaie, mais je ne lui en voulais pas, il n’était pas censé savoir.
- Je lui ai promis de revenir la voir, j’ai dû partir à cause des villageois…
- Ouch, désolé…
- Tu ne pouvais pas savoir.
- C'était la fille du professeur c'est ça?
Je restais silencieux, cela n'était pas difficile à deviner, elle était la seule susceptible de m'accepter au village,
- Philippe, penses-tu vraiment que je sois cet... Alastors?
Il me regarda d'un air désolé, mais me réconforta.
-Tu as désobéis à un ordre directe, ça montre que tu avais déjà un cœur à l'époque, ne t'en fais pas, je suis sur que tu n'es pas si mauvais que ça, sinon je ne t'aurais pas accepté,
- Les autres, eux, ne m'ont jamais admis comme humain...
- Les autres étaient des imbéciles! Même Maryse qui pourtant jouait les gentilles filles! À vrai dire, je pense que tu as bien fait de t'en débarrasser...
Alors il savait pour Maryse...
- Depuis quand le sais-tu?
- Depuis le début je pense, il y avait un corps de trop dans la cuisine et je l'avais vu te suivre de près... Je ne t'en veux pas, je te comprend même, ce n'est pas facile d'apprendre que les gens qu'on aime ne sont que des menteurs...
J'acquiesçais, je ne pouvais faire que ça. Mais notre discussion fut brusquement stoppée par un bruit d'explosion. En regardant par la fenêtre, on pouvait apercevoir un homme au visage difforme, les lèvres tachées de sang. Ce n'était pas un humain, je le sentais au plus profond de moi.
- Alastors! Sorts de là! Le maître t'appelle et te veut aux enfers! Viens avec moi où je détruit le quartier!
Je restais tétanisé, cette chose était donc un démon? Philippe le regardait avec des yeux haineux.
- Alex' file, je m'en charge,
- Mais Phil c'est un démon! Tu ne peux rien faire contre un esprit si puissant!
- Vas-y et ne discute pas! Je pourrais me débrouiller!
Alors, je sus qu'il avait un plan, mais je ne fuis pas, je restais dans la chambre à regarder ce qui allait se passer.
- Hé toi, le démon!
Le monstre regarda Philippe avec curiosité.
- Tu sais ce que je suis et tu oses me tenir tête? Serais-tu suicidaire humain?
- Tu ne toucheras pas à Alexandre, il ne fais plus partie des vôtres!
Je voyais comme une aura autour de Philippe, une brume rouge qui enveloppait son corps entier. Je me demandais ce que c'était.
- Quitte cette ville ou je serais obligé de te détruire...
Le démon rit en éclat.
-Toi? Un simple humain? Me détruire? Tu es amusant, mais je n'ai pas le temps de jouer, j'ai des ordres et nuls ne pourra m'arrêter! Encore moins un chétif humain!
Le démon aurait dû l'écouter, en une fraction de seconde, j'eus peine à le croire, Philippe l'avait terrassé, D'un mouvement de la main, le démon fut broyé de part en part dans un cris de souffrance strident avant de brûler au milieu de la rue.
Qu'était-ce que ce pouvoir? Philippe était il aussi un démon? Un ange peut-être?
-C'est finit Alexandre, tu peux revenir...
Je m'approchais lentement, un air interrogatif sur le visage, il n'attendit pas avant de lever le mystère.
-Depuis des années, en même temps que je cherchais des informations sur toi avec le professeur, j'ai appris la sorcellerie. Je savais que ça allait être utile un jour...
-Tu... Tu peux m'apprendre?
Biensur, je me doutais de la réponse.
- Non Alexandre, apprendre la sorcellerie n'a rien d'un jeu! Et il y a bien des facettes de cette pratique qui te redirigerais directement en enfer comme le veulent ces démons!
-Tu ne seras peut-être pas toujours là pour me défendre Philippe! Et je tien à savoir me défendre seul si je le devais!
Un long silence suivit mes paroles, Phil' observait mes yeux avec un regard dur, cela dura quelques minutes qui me parurent interminables.
-Très bien... je t'apprendrais ce que je sais mais je ne serais pas aussi gentil qu'avec les maths compris?
Je fit un saut de victoire en hurlant de joie.
- ok! J'attends mes leçons avec impatience!
Sur ce, nous sommes partis dormir, mais je ne pus fermer l'oeil, impatient de commencer...

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 30 Aoû - 15:53

Chapitre 8 : Des pouvoirs cachés

Dés le réveil, Phil' et moi commencions l'entrainement, il voulait que je voie les auras, les énergies et tous le baratin.
- Mais Phil, je les vois déjà! Hier j'ai vus ton aura rouge sang!
- Ce n'est pas pareil, peux-tu la voir là maintenant?
Je secouait la tête, un peu bête.
- L'aura que tu a vue hier était due au pouvoir que j'utilisais, mais il y a l'aura de la personne en elle même que tu peux voir! Ça te permettra de distinguer les démons des humains, et même des anges.
- Les anges? Ils se montrent aussi?
- Bien plus rarement, ils doivent respecter le libre arbitre alors ils restent au paradis pour observer.
Sans en dire plus, je tâchais de me concentrer pour voir ce qui devait l'être et, au bout de quelques secondes seulement, je voyais une brume verte entourer mon ami et maître.
- Je la vois! Elle est verte! J'y arrive Phil!
Philippe me regardait un peu inquiet, quelque chose lui travaillait l'esprit.
- Ceci demande habituellement des jours, voir des semaines de travaille, je n'ai jamais vu quelqu'un y parvenir si vite... Alex... je pense qu'en t'apprenant l'ésotérisme, tu recouvres tes pouvoirs de démons...
Je restais là, inquiet moi aussi, qu'est-ce qu'il voulait sous-entendre par là?
- ... ça veut dire que tu pourrais me surpasser mais aussi que tu pourrais, sans le vouloir, tuer des innocents...
- Je ne tue d'humains que pour manger et tu le sais! Et ma faim disparaît ces temps-ci, donc je ne tue plus aussi souvent!
- ça ne change malheureusement rien à la situation...
- Phil, si tu m'apprend à contrôler ces pouvoirs, je suis sûr que je pourrais ne pas tuer d'humains par erreur!
Philippe me dévisagea et le cours repris de plus belle. En quelques jours, je savais manier l'énergie tel une lame, et en deux semaines, j'avais atteint le niveau de Philippe.
Aucun démon n'était revenus depuis, mais je savais au plus profond de moi que ça allait recommencer. Chaque soir, je restais sur mes gardes et plus le temps passait, plus je sentais la menace grandir...

Ce soir là, je sortais pour me nourrir, j'avais promis à Phil' de ne pas utiliser mes dons pour tuer les humains, je devais toujours le faire à l'ancienne. Autrement, il ne m'entraînerait plus.
J'avais déjà trouvé ma cible, une femme de joie appétissante qui marchait seule dans les ruelles. La suivant discrètement, je l'embusquais dans un cul de sac.
Là, comme à ma morbide habitude, je la tranchais en l'empêchant de crier, dégustant son sang chaud qui giclait de sa jugulaire et sa chaire encore vivante, commençant par les parties charnelles de son anatomie.
Un frissons me fit stopper mon acte criminel, quelqu'un regardait. Je me retournais avec hâte pour voir le voyeur, il n'était visiblement pas humain. Des lames acérées lui servaient d'ongles, une rangée de dents pointues recouvertes de sang séché et de salive dégoulinante montrait qu'il avait faim lui aussi. Je restait sur mes gardes, prêt à attaquer quand une voix roque sortit de sa gorge.
- Alastors... ce que tu viens de faire prouve que le maître a raison, tu restes un démon!
Je lui fit face, laissant ma victime agonisante dans son sang voir la mort approcher lentement.
- Non, je fais ça pour survivre car j'y suis obligé!
- Et pourtant tu y prends du plaisir n'est-ce pas?
Ses lames s'entrechoquaient dans un son métallique qui résonnait dans la ruelle.
- Si je le pouvais, je me nourrirais normalement! Pourquoi ton maître s'acharne t-il sur moi?
- Parce qu'il sait tous de toi, il sais que tu tue encore et veut te récupérer! Lucifer n'est pas un mauvais bougre, il te rendrait ta place de bourreau et plus si tu me suis maintenant!
Je le fixais, et une pensée me vint aussitôt à l'esprit, Philippe était seul à la maison!
- Ton ami n'intéresse pas les démons, il n'a tué qu'un nosferatus affaiblit, mais si tu ne nous suis pas, il pourrait lui arriver malheur...
« Nous », ce mot me glaça le dos, il n'était pas seul dans les parages.
- « Nous »? où sont tes amis?
- Ils sont dans les murs, sous le sol, dans les airs, les démons sont partout contrairement aux anges, ils se nourrissent de ces pauvres humains comme toi et possèdent les hauts dirigeants afin que leurs actes restent secrets...
- Je ne suivrait jamais les démons! Je suis humain à présent!
Il ricana à plein poumon, déployant une mâchoire immense pouvant facilement contenir un ballon de football.
- Toi? Humain? C'est trop drôle! Un humain serait il obligé de tuer ses confrères pour survivre? Non, tu reste un démon à part entière et tu va me suivre, de gré ou de force!
Il s'élança et je vis derrière lui ses compagnons, au nombre de cinq qui lui ressemblaient charger également. Le temps n'était plus à la discussion, je devait me battre.
J'avais promis à Phil' de ne pas utiliser mes pouvoirs sur les humains, mais sur les démons, c'était une autre paire de manches, j'avais le droit de tous donner.
J'envoyais le premier dans le mur, craquelant ce dernier de bas en haut et pourfendis le second d'une lame invisible avant de le trancher en séparant le coeur de la tête.
Mais cela me demandait de la concentration et les trois autres m'avait déjà poignarder le corps de leurs trente lames, je crachais du sang. Le meneur me rejoignit, un ai satisfait au lèvres.
- ça fait mal hm? Allons, suis nous et tout sera finit, cette souffrance ne sera plus qu'un mauvais souvenir!
Je souriait, sournois et le regardait dans les yeux. Mais une voix qui n'était pas la mienne sortit de ma bouche sans que je la contrôle.
- Que la partie commence!
En quelques secondes, en tournant sur moi même, je me dégageais des lames, cicatrisais et broyait les trois lascars comme Phil l'avait fait pour le nosfératus. Le dernier ne pus s'enfuir car d'un coup de paume, le lui arrachais la tête qui restait entre mes mains. J'avalais goulument le sang qui s'en écoulait avant de la jeter violemment contre le mur, la faisant éclater. Les restes brûlèrent et je pus reprendre mon repas comme si rien ne s'était passé, mais une chose me faisait peur. Cette voix et ces mouvements n'étaient pas les miens et j'ignorais ce qui s'était véritablement passé...

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 30 Aoû - 17:57

Chapitre 9: La marche des cornus

Je n'avais pas parlé à Philippe du combat de l'autre soir, j'avais peur qu'il ne voie en moi un démon et non plus ce petit garçon innocemment criminel.
Il ne pouvait plus rien m'apprendre lui même alors il m'avait conseillé d'aller à la bibliothèque pour lire des ouvrages occultes.
J'en profitais pour lire des articles sur la démonologie afin de savoir à qui j'avais affaire.
Inconsciemment, je connaissais chacun des démons cités, et plus encore que ce qui était écris. Je prenais des notes dans un cahier en résine noire gravé d'un dragon dans lequel je précisait mes cours de magie, mes connaissances occultes etc. comme un journal de bord afin que je n'oublie jamais ce savoir.
Je cherchais surtout des informations sur Lucifer, mais aucune définition ne me satisfaisait vraiment, tous ce que j'avais appris c'était qu'il était réputé pour sa puissance, rivalisant avec Satan et son apparence de petit garçon lorsqu'on l'invoque...
Rien de bien fameux d'après moi puisque je ne comptais nullement l'invoquer et le combattre directement serait du suicide. Imaginer un démon secondaire humanisé combattre un des princes des enfers... je me ferais massacrer en quelques secondes.

Mon attention se porta alors sur un ouvrage qui expliquait comment créer un égrégore, une entité créé par l'énergie et l'imagination d'une ou plusieurs personnes. Je me demandais si cette entité m'aiderais face à ces démons sur-puissants.
Biensur, je ne me faisait pas d'idées, un égrégore ne viendrait pas à bout seul des démons majeurs, mais ce serait un plus pour la suite de ma vie...
Je lisais le paragraphe avec attention, cela me paraissait risquer car je devait donner une part de mon âme à l'égrégore pour qu'il prenne vie puis lui donner un maximum d'énergie.
Mais, vu mon régime alimentaire, ce serait facile de lui trouver de l'énergie, il me suffirais de lui donner celle de mes proies, mais la question de l'âme restait complexe...
J'empruntais le livre et retournais chez Philippe pour lui demander conseil en repérant sur la route quelques personnes que je chasserais prochainement.

Une fois à la maison, Philippe écoutait un CD de Misanthrope, c'était ma favorite, « la marche des cornus ».
Ne voulant pas le déranger de suite, je me contentais d'écouter la mélodie, ressentant les énergies qu'elle dégageait.
Le CD fut brutalement stoppé par Phil', je ne regardait, curieux de savoir pourquoi il avait fait ça.
- On a parlé de toi au Journal Télévisé, « le cannibale d'Angelis ». t'as laissé des traces derrière toi l'autre jour, ton propre sang... qu'est-ce qui s'est passé?
Je restait muet, j'aurais préféré ne pas répondre.
- Alex répond!
- Durant ma chasse, cinq démons me sont tombés dessus et j'ai été blessé, mais je m'en suis débarrassé aussitôt après.
- et comment?
- Je n'étais plus moi même à cet instant, les souvenirs sont flou mais je sais que c'était violent et désagréable à voir...
- Plus toi même hm? Bon, cinq démons c'est compréhensible que tu aies été blessé, mais ça m'inquiète, ton côté démoniaque reprend le dessus apparemment... Ta faim s'est elle accrue depuis ?
- Oui, en réalité, je regarde sans cesse après des proies...
- Très bien... ce que je redoutais se réalise, tu redeviens Alastors en tuant les humains...
- Phil...
- Tu dois te débarrasser de cette face! À tous prix tu as compris?
Il m'empoigna, je savait que ce n'était pas de la colère, mais la peur de me perdre.
Je m'apprêtais à répondre quand la musique repris. Surpris, Phil me lâcha et se retourna vivement, regardant qui avait bien pus entrer sans qu'on l'entende. Seul un rire d'enfant était audible.
- Un rire d'enfant... Phil reste là c'est Lucifer!
Il n'eut que le temps de me regarder avec un air désolé, du sang m'aveugla et je ne pus voir ce qui se passait, mais j'entendais Philippe hurler de douleur.
- Philippe non pas ça! Arrête!
Criais-je à tue tête, mes les rires du démon était plus forts que mes supplications.
Quand les cris stoppèrent, je n'osais ouvrir les yeux, que s'était il passé? Qu'allait-je voir? Mes larmes coulaient sur les joues rougies de sang, j'observai le décor macabre de la pièce. Philippe était éparpillé dans la pièce, morceau par morceau, le démon avait crus malin de décorer le lustre de tripes, telles des guirlandes de Noël, seule sa tête était intacte, posée à mes pieds avec un ai d'effrois et des larmes coulant encore sur ses joues. Le tapis jaunis par la nicotine était désormais rouge, je crus voir au travers de lunettes teintées. Il ne restait rien de mon ami.
En fond sonore, on entendais les paroles « Suis moi dans mon propre enfers, je guiderais tes pas »
Je tombais à genoux, tenant la tête de Philippe entre mes mains, les larmes coulaient mais je ne pouvait rien dire, la seule chose qui sortis de ma bouche était un cris de tristesse, de colère, de haine profonde et d'horreur.
Au loin, on pouvait voir une aura violette entourer la ville, telle une explosion nucléaire, c'est le démon en moi qui se manifestait...

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 30 Aoû - 19:43

Chapitre 10: Plus humain qu'humain

Je n'étais plus moi même, mes yeux me brûlaient, je sentait mes crocs grandir, mon corps devenait démoniaque, je redevenait Alastors, le démon bourreau sans cœur.
Mais à cet instant, je n'en avais rien à faire, je réclamais vengeance à tout prix! Les murs de la maisons s'effritaient, puis se craquelaient, le bâtiment tremblait et menaçait de s'écrouler à tous moment.
Je dû avoir des ailes car en un instant, j'étais dans les airs, regardant la maison s'écrouler. Je ne ressentais plus rien, plus de peine, d'amour, de haine, j'étais un pantin dirigé par ses instincts primaires et mon sang réclamait de la chaire humaine.
Je volais alors dans le plus de ruelles possibles, massacrant des dizaines d'humains, mon appétit était tel que je n'en laissais rien d'autres qu'une marre de sang séché. Je ne pouvais m'empêcher de repenser à Maryse en agissant ainsi, mais cette vision de cadavres me donnait plus faim encore.
J'observais une jeune fille rentrer chez elle, vautour obscure dans la nuit, elle ne me vit pas. Je fonçait en piqué sur elle, l'attrapant au passage, je l'emmenais avec moi dans les airs.
Pendant comme un bout de viande, elle criait pourtant, appelait à l'aide. Je me déposait sur un immeuble désert avec ma proie, je voulait qu'elle aie peur en me voyant, je voulais lire en ses yeux, l'effroi qu'avait eu Philippe en voyant Lucifer.
Elle releva la tête et son visage me glaça le sang. Elle ressemblait comme deux goûtes d'eaux à Camille quand je l'avais rencontré.
Une douleur à la tête me fit hurler de mal, je me tenais le crâne, je ne pouvait pas la tuer, non, elle lui était si semblable, la tuer? J'aurais l'impression de tuer Camille elle même!
Je sentis mon dos se consumer, mes dents rapetisser je retrouvais mon apparence humaine. Quant à la fille, elle avait perdue connaissance, choquée par cette vision de l'enfer.
Mes vêtements déchirés, regardais mes mains couverte de dizaines de sang différents. Je compris que ce que je venais de faire était justement ce que Philippe redoutait.
- Mon dieu... qu'ai-je fais...
Je n'avais plus de larmes pour pleurer, mais pourtant j'en avais envie. Le ciel était déjà noire de nuage, la pluie tomba, diluvienne, nettoyant mes mains. Dans cette obscurité, je vit une lumière passer derrière moi, mais je ne prêtais pas attention au phénomène, espérant simplement que ce soit un hélicoptère qui mettrait fin à mes jours.
Mais je fus sortis de mes envies de mourir par une voix. Je me retournait, un homme avec de grandes ailes blanches se tenait là, devant moi. Il semblait jeune, il avait de long cheveux bruns, les yeux bleus, je me demandais qui c'était, sachant déjà que c'était un ange.
- Relève toi Alexandre, ne reste donc pas agenouillé comme ça sous la pluie...
J'obéis sans me poser de questions en fixant l'homme.
- On a tous vu ce qui s'est passé, là haut, toi qui était si innocent, tu as perdu la raison et réclame vengeance...
- Si vous avez tous vu, pourquoi n'êtes vous pas intervenus?!
Dis-je avec colère, outré par la révélation.
- Nous aurions pus, mais nous voulions voir comment tu allais réagir... Tu sais Alexandre, Dieu lui même s'intéresse à toi, ex-démon qui a gagné un cœur. Et il a des projets pour ta personne...
Je le regardais, méfiant, comme si j'allais accepter de faire affaire avec u type qui ne bougeait pas son gros cul de son nuage quand des personnes mourraient.
- Dieu te reproche biensur de tuer des humains, mais il peut te pardonner, contre une mission que seul toi peut faire, est-ce que ça t'intéresse?
- Qu'est-ce que j'y gagne?
- Tu sais, les gens que tu aime ne sont pas en enfer, ils sont là, en haut et te regardent. Si tu fais ainsi, tu pourrais les rejoindre quand tu mourras...
Je réfléchis quelques instants.
- Que dois-je faire?
L'ange sourit, heureux de ma réponse.
- Cela fait bien trop longtemps que les démons polluent cette terre, tu auras remarqué que tu peux te nourrir d'eux aussi, donc voici le marché: Tues les démons qui hante ces lieux, nourris-toi d'eux afin de ne plus tuer un seul humain et ton âme rejoindra celle de Philippe et de ton père adoptif.
Je me retournais pour voir le corps inanimé de la jeune fille, repensant à mon amour.
- Et Camille? Où ira-t-elle?
- Camille doit encore faire sa vie et n'est sur aucun chemin, nous ne sommes pas sur d'hériter de son esprit.
- Hé bien arrangez vous! Elle ne mérite en rien l'enfer!
Le ton monta d'un cran, l'ange me regarda désolé.
- Je peux essayer de m'arranger pour cela, mais tu ne pourras la revoir que si tu termine ta mission. Si ce n'est pas le cas, elle ira au paradis et toi en enfer, vous empêchant de vous voir à jamais.
Je serrais les poings en repensant au mal que j'avais causé. Tout cela allait être pardonné? Je n'y croyais pas vraiment, mais si Camille pouvait éviter l'enfer par mes actes alors je devais le faire.
- Très bien, je ferais ce que vous me demandez, je nettoierais ce monde des démons...
- tu as néanmoins une restriction à ta tâche.
- laquelle?
- Lucifer ne peut pas mourir. Si il venait à disparaître, un démon plus puissant prendrait sa place et cela n'arrangerais personne.
- Je veux me venger de cette ordure, pourquoi devrais-je le laisser en vie?
- Justement parce que tu as envie de vengeance. Si tu l'accomplis, alors ton cœur deviendra plus sombres que les ténèbres et les portes du paradis te seront fermée à jamais.
- Ok, je ferais votre sale boulot, vous, occupez vous de Camille...
Je pris la fillette sur mon épaule et descendis les marches de l'immeuble. Je la déposait sur un banc, là où je l'avais enlevé, réfléchissant à la mission. Je savais exactement où chercher les démons, comment les tuer, mais leur nombre était grand et je n'aurais certainement pas finit avant des années.
La première étape que je m'étais fixe: les vampires...

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 30 Aoû - 23:20

Chapitre 11: Plus rien à perdre

Ça faisait maintenant plusieurs semaines que je traînait dans les soirées Underground à chasser les vampires qui s'y nourrissaient.
J'en avais tué et dévoré plus d'une centaine ces derniers jours, mais la ville en restait infesté. Sans doute remplaçaient-ils leurs membres par des nouveaux, je devais trouver les chefs de clan pour stopper tout ça.
La maison de Philippe étant détruite, je dûs trouver asile dans une vieille église, elle devait être démolie mais ne l'a finalement pas été sans être rénovée pour autant. Je n'aimais pas les églises, mais c'était le seul endroit disponible.
Ces dernières années, j'ai perdu énormément de choses, d'abord mon père adoptif, puis Maryse, Camille que j'ai dû abandonner seule, Philippe qui est mort... j'ai pus récupérer mon humanité mais cette mission me la retirait doucement. Je me demandais si c'était vraiment le chose à faire, j'aurais dû repartir à Angelis pour vivre avec Camille quand j'en avais l'occasion, mais la mettre en danger ne m'intéressait pas, et la perdre comme j'ai perdu Philippe me retirerais tout moyen de redevenir humain. Et pire encore, je m'en voudrais d'avoir tué la seule fille qui comptait pour moi...
Je devais faire cette mission, pour elle.
Soudain, le son caractéristique d'une torche me sortis de mes rêveries, quelqu'un approchait de l'église à pas furieux, ils devaient être une vingtaine au moins.
Je me cachais derrière l'autel quand la porte claqua.
- Sors de là Alastors, on sais que tu es là, on vient en finir avec toi! Tu ne tueras plus les nôtres!
Les vampires? Non, ils étaient bien plus d'une vingtaine, les autres avaient dû passer par ailleurs... mais si ils étaient tous là, ce serait une chance inespérée de les tuer une bonne fois pour toutes.
Je concentrais l'énergie environnante dans mes mains pour former deux lames.
- Alastors, prouves-nous que tu n'est pas un lâche! Viens te battre et affronte ton destin!
Mon destin? Je n'en avais plus, après avoir tué les démons, je n'aurais plus rien, que le sentiment de réconfort que Camille est promise aux cieux et moi? Je mourrais et rejoindrais Lucifer, emporté par ma face démoniaque.
Je sortais lentement de ma cachette, confiant mais le regard vide d'expression quelconque.
- Alors c'est toi le fameux Alastors? On avait entendu parler d'un démon effroyablement puissant mais tu n'es qu'un humain à présent! Tuez le!
Les autres vampires se jetèrent sur moi, venus de nulle part, et arrivant encore en masse. Ils ne voyaient pas mes lames, et cela me permis de les trancher les uns après les autres, leur sang giclait sur les vitraux poussiéreux, sur le bénitier tristement vide. Les sièges étaient maintenant d'un velours rouge magnifique, seuls les cadavres faisaient encore tache dans ce bâtiment, mais ils brûlèrent ensembles, me laissant passer vers leurs chefs. Ils étaient trois dans cette ville. Aux allures de jeune bourgeois, ils portaient des lunettes de soleil en pleine nuit et un costard avec le symbole de leur clan. Je lançais mes épées sur les deux premiers, leur tranchant la gorge, le dernier voulut s'enfuir mais je réussit à le stopper en lui saisissant le bras.
Je le fit virevolter autour de moi, son crâne se fendait en heurtant la porte à cinq reprises, pour l'achever, je le plaquais au sol et écrasais sous ma botte son crâne, répandant sa cervelle sur le carrelage boueux de l'église en ruine.
Les flammes infernales vinrent nettoyer le désordre, je gardais néanmoins quelques morceaux pour me nourrir.
Quelque chose m'avait rendus plus fort dernièrement, était-ce ce nouveau régime? Était-ce ma transformation? Le résultat était là, les démons ne m'arrivaient plus à la cheville.

- La suite des évènements, tu la devines, j'ai voyagé dans le monde entier pour trouver et tuer les démons de tous types, je devenais plus puissant à chaque combat. Mais jamais, je n'ai eu de nouvelles de la part des anges, sans doute ricanaient-ils du haut de leurs nuages de me voir travailler durement en vain.
J'ai éradiqué les vampires, les lycanthropes, les goules, zombies, momies, mutants, et autres démons et monstres considérés comme faibles... Mais je ne peux pas dormir en paix sachant que les princes continuent leur règne sur les enfers, surtout Lucifer, lui qui avait tué mon meilleur ami ici bas. Je me mis alors à trouver un moyen d'aller en enfer pour compléter d'éradication des démons. Mais je n'y suis pas arrivé.
Cela m'a prit exactement soixante-six ans... et je suis resté jeune comme lorsque nous nous sommes quittés...
Je me relevais de la sépulcre et regardait l'horizon.
- Le fais que tu aie répondu me réconforte, tu es bel et bien au paradis... mais... je ne te reverrais malheureusement jamais mon amour... Le reste de mon humanité m'a quitté il y a de ça six ans... Si je pleure ce soir, c'est pour toutes les larmes que je n'ai pus verser toutes ces années. Pardonne moi ma douce, mais je ne respecterais pas la mission, toute mon âme réclame vengeance et je l'obtiendrais.
Sur ces paroles, je quittais les lieux, une idée fixe en tête, venger Philippe et montrer aux anges qu'on ne se joue pas si impunément d'un démon.

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeDim 31 Aoû - 0:51

Chapitre 12: Vengeance?

Je revenais à peine en ville quand j'eus un vertige profond. Perdant l'équilibre, je m'adossait contre un mur et une ombre me projeta à l'autre bout de la rue, mais ce n'est pas le sol que je percutais, mais une roche chaude. En ouvrant les yeux, je découvris un endroit dévoré par les flammes, des cris de douleur se faisaient entendre de tous les côtés, je reconnaissais là des démons, tout était comme dans les livres.
J'étais contient que je n'étais pas ici de mon plein gré, quelqu'un m'avait fait venir et ce n'était certainement pas pour jouer à la dinette.
J'avançais dans les braises, les autres démons ricanaient en me voyant, le sourire sadique, le regarde affamé, je devinais que je leur servirais de repas si je me faisais tuer ici.
Mes pas me conduisirent à un palais, une véritable forteresse gardée par des dragons. Je comprenais maintenant que les démons que j'avais tué sur terre n'étaient rien comparé à ceux qui étaient terré en enfer et que les morts étaient revenus ici, chez eux, jusqu'au jugement dernier.
Les dragons s'écartèrent pour me laisser passer, je me sentais de plus en plus mal à l'aise, si je devais fuir le combat qui m'attendais, je devrais me défendre face à ces colosses et toutes les petites bêtes qui grouille ici bas.
L'intérieur était une salle unique où siégeaient les quatre princes. Satan, Lucifer, Bélial et Léviathant. Je les regardait et mon cœur s'emballait, si ils m'attaquaient à eux quatre, je ne sortirais d'ici que les pieds devant, loin devant et les autres parties de mon corps seraient données en pâture aux démons.
Satan pris la parole en se levant de son siège, l'air magistrale.
- Alastors, sais-tu pourquoi nous t'avons fait venir?
Je les regardais, ils restaient de marbre face à ma présence.
- Je suppose que vous voulez toujours me récupérer aux enfers...
Il sourit.
- Tu ne perds pas encore la mémoire, c'est bien. Mais Nous avons plusieurs choses à te proposer pour te convaincre de rester à nos services!
Mon regard ne pouvait quitter Lucifer qui me fixait en souriant sadiquement.
- Alastors! Tu es devenus bien plus puissant que auparavant, sans doute grâce à ce... Philippe c'est bien ça?
- Je vous interdit de prononcer son nom!
En entendant ce type prononcer le nom de Philippe, une rage, immensurable me prit à la gorge.
- Calme toi! As-tu oublié où tu étais et à qui tu avais affaire?
Je serrais les poings pour ne plus dire un mot.
- Ce Philippe n'est pas au paradis comme te l'ont promis les anges, Lucifer ici présent a prit son âme et l'a enfermé ici même. Tous ces démons que tu as tué n'ont servis qu'à une seule chose, amuser Dieu!
Je tremblais, non de peur, mais de haine, ce qu'il disait était il vrai?
- comment être sûr?
Il frappa dans ses mains et une cage fut apportée par des démons mineurs, Philippe était à l'intérieur, en piteux état. J'accourrais vers les barreau.
- Que lui avez vous fait?!
- il a subit l'enfer, tout simplement
Répondit Lucifer, d'un air amusé. Je tachais de l'appeler, mais il dormais profondément, sans doutes était-ce son premier répits depuis soixante-trois ans.
- Si tu nous rejoins, cet humain sera libéré et pourras vagabonder dans les enfers sans risques, comme un démon.
Je le regardais, serait il seulement capable de marcher?
- Nous le soignerons si c'est la question que tu te pose.
Léviathant prenait la parole.
- Il n'aura plus la moindre cicatrice de son traitement, tu en as la parole des princes.
Je regardais Philippe encore une fois, puis me replaçais au centre de la pièce.
- Quelles sont les autres offres?
Là, Bélial prit la parole.
- Nous t'offrons le post de commandant de nos légions, tu n'en auras certes pas beaucoup, mais tous commencent en bas de l'échelle.
Commander aux démons? Je ne voulais pas de ça, mais une part de moi me disais que la suite allait être plus intéressante.
- Nous te donneront aussi plus de pouvoirs, tu es fort, mais tu pourrais l'être encore plus! Réfléchis bien à cette proposition, tu serais en mesure de te venger des anges!
Satan repris.
- qui plus est, ce n'est pas la seule personne que nous détenons ici...
mon cœur ne battait plus, j'attendais la suite.
- Ton père adoptif est là, ainsi que Maryse et Alphonse que tu pourras torturer à ta guise.
- Pourquoi sont ils ici? Al' n'est pas une surprise, Maryse non plus, mais mon père?
- Parce que c'est lui qui ordonnait aux domestiques de tuer! Il méritait l'enfer...
- Je veux les voir.
- Impossible, ils sont dans les quartiers de Bélial en ce moment, à l'autre bout de l'enfer.
Et enfin, Lucifer se leva.
- Et nous te donnons une chance de te venger...
les yeux ronds, je les regardais.
- Exact, pour redevenir un démon à part entière, tu dois mourir, mais nous acceptons de te battre contre Lucifer pour te venger si tu le désire. Même si il n'y a aucune chance pour que tu gagnes...
Satan me fixait, sur de ce qu'il disait, mais sa phrase n'était pas finie.
- J'allais oublier le plus important! Philippe, ton père, Maryse, sont déjà de beau cadeaux non? Mais en prime, nous te rendons quelque chose de plus précieux encore, que tu as perdu il y a longtemps! Camille!

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeDim 31 Aoû - 1:38

Chapitre 13: Lucifer

Je n'en croyais pas mes oreilles, je restais bouche bée, je crus que j'allais mourir, là, maintenant, mais mon cœur se remit à battre.
- Camille? Mais....
- Les anges n'ont tenus aucune promesses, qui plus est, après ton départ, elle savait déjà ce que tu étais. Et elle s'est dirigée vers le satanisme, m'offrant son âme!
J'étais perdus.
- Mais son âme m'appartient, à moi seul, néanmoins, si tu accepte notre marché, je te la donnerais.
Il en parlait comme d'une marchandise, cela me révoltait. Je regardait Lucifer avec colère.
- Très bien, approche Lucifer, je veux ma vengeance, maintenant!
Et d'un coup, nous étions encerclés, lui et moi parmi les démons qui faisaient office de barrière.
- Tu va mourir Alastors, et tu me serviras en guidant mes légions vers le paradis!
- Je m'appelle Alexandre!
Et en disant cela, je bondis sur lui, tranchant l'air environnant de mes lames d'énergies, il réussit à éviter le coup sans mal.
- Si tu veux me tuer, il faudra faire mieux que ça petit!
Je me retournais, toujours une idée fixe en tête: lui couper la sienne!
Chaque attaque, pourtant inévitable sur terre semblait l'amuser, il évitait mes coups avec une telle facilité que je pensais bouger au ralentis.
Il soupira, las et me donna un coup de poing si violent que je brisais la barrière de démons en atterrissant dessus. J'étais sonné et surtout, j'enrageais de ne pas pouvoir l'atteindre.
Lucifer me regardait de haut, et se déplaça vers la cage de Philippe.
- Ton ami a de la chance d'être endormis, il ne vois pas son petit protégé se faire humilier!
Je reprenais doucement mes esprits.
- Tu sais, quand je l'ai tué, j'y ai pris un malin plaisir, sa chair était si tendre!son sang si fort! Je voudrais pouvoir encore y goûter...
- Ne... ne le touche pas...
je sentait la même rage qui m'avait transformé en démon monter en moi. Une souffrance ignoble et à la fois douce. Elle me donnait la force de me relever.
- Tu n'es pas en mesure de me donner des ordres Alastors, et Philippe m'appartient encore! Ce qui veut dire que, puisqu'il va être soigné, je peux lui arracher un bras...
Avant qu'il ne finisse sa phrase, j'étais devant lui, une aura violette m'entourant, je ne frappait avec une telle rapidité et violence que je sentis ses côtes se briser contre mon poings.
- j'ai dis...
je redonnais un coups de pied qui le fit voler dans la barrière.
- ... ne le touche pas!
Son regard surpris me fixait, je lisait la peur en ses yeux, la peur que peut-être, je sois de taille face à lui.
Je continuais de le frapper à mort, faisant gicler son sang bleu sur le sol, sur les autres démons qui reculaient, apeurés. Satan, Bélial et Léviathant se levaient pour voir ce qui se passait.
Lucifer était couvert de sang, tous ses os étaient broyés, je le tenais tel une marionnette.
- Une marionnette est toujours amusante, mais quand on coupe les fils, elle tombe et meurt.
Sans plus attendre, je lui tranchais la gorge, la tête séparée de son corps. Il disparut.
Satan, Bélial et Léviathant me fixaient et avaient repris place sur leurs trônes.
Ils me montraient le dernier siège et je repensais aux paroles de l'ange « si Lucifer meurt, un démon plus puissant prendra sa place » je venais de prouver que c'était moi le plus méritant. L'obligation de mourir n'était plus envisageable, ce qui m'était dû me fut donné et plus encore. Car maintenant je régnais sur l'enfer avec ma reine...

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 6 Sep - 12:25

s'il vous plais, venez commenter afin que je sache quoi améliorer, sinon mon histoire risque de stagner au premier jet et j'apprécierais la continuer le plus vite possible.

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 6 Sep - 20:59

le style me plait, et l'histoire aussi^^

Et tout ça me donne des idées de dessin Very Happy

Je ferais lire ton histoire à une amie, elle adore ce type ^^
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeSam 6 Sep - 21:25

merci à toi Ayra, je pensais déjà augmenter la dose de détail sur les personnage et surtout l'environnement et accentuer le gore.
j'avais également pensé décrire les combats après les vampires mais j'ai peur que cela ne devienne trop rébarbatif.
qu'en penses-tu?

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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeDim 7 Sep - 0:01

plus de détailles sur les perso et sur les décors serait pas mal je pense (je suis entrain d'essayer de faire des planches à partir du prologue :p)
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MessageSujet: Re: Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques]   Un regard écarlate (V1) [Lecture des critiques] Icon_minitimeDim 7 Sep - 0:18

merci Ayra, j'espère voir le résultats bientôt Smile

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